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L'HYPERTENSION ARTERIELLE - HTA

   L’hypertension artérielle (HTA) est l’un des principaux facteurs de risque vasculaire. Elle entraine des anomalies structurales des artères qui irriguent le cerveau, le cœur, les reins et autres organes et augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, de cardiopathie ischémique, d’artériopathie des membres inférieurs et d’insuffisance rénale chronique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 62 % des affections vasculaires cérébrales et près de la moitié des cardiopathies ischémiques sont attribuées à une pression artérielle élevée1.

   La prévention, la détection et le traitement optimal de l’HTA permettent de réduire le risque vasculaire global. De fait, l’HTA peut bien souvent être prévenue. L’OMS rappelle que "les principales causes modifiables de l’HTA sont une alimentation inappropriée, et en particulier un excès de sel, la sédentarité, l’obésité et une consommation excessive d’alcool. Sous l’effet cumulé de ces facteurs, la tension artérielle augmente généralement avec l’âge, sauf dans les sociétés où la consommation de sel est relativement faible, l’activité physique assez intense et l’obésité pratiquement absente". C’est aussi un facteur de risque qui peut être traité par des mesures hygiéno-diététiques, d’une part, et par des traitements pharmacologiques appropriés, d’autre part. Pourtant, l’hypertension artérielle est fréquente.

Enquêtes avec examen de santé menées par l'InVS

L'étude nationale nutrition santé (ENNS)

            Réalisée en 2006-2007, cette étude a permis d’estimer à 31 % la prévalence de l’HTA dans la population âgée de 18 à 74 ans résidant en France métropolitaine. De plus, seulement la moitié des adultes ayant présenté une pression artérielle élevée dans ENNS étaient au courant de leur hypertension, et parmi les hypertendus traités, seule la moitié était contrôlée.

En savoir plus : Bull Epidemiol Hebd 2008;49-50.

 

L’étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition (Esteban)

            L’étude Esteban est la nouvelle étude nationale réalisée par l’InVS portant sur la santé. La prévalence de l’HTA sera évaluée, avec la prise de trois mesures de la pression artérielle. Les résultats sont attendus pour 2017.

 

En savoir plus sur l'étude :  http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Environnement-et-sante/Esteban

 

 

Autres enquêtes : MONA LISA et MONICA

            Une première enquête de population a été réalisée de 1985 à 1987 pour mesurer les facteurs de risque cardiovasculaire des populations couvertes par les registres des CPI. Une seconde enquête de population a suivi pour effectuer les mêmes  évaluations, une décennie plus tard, de 1995 à 1997. L’étude MONA LISA s’est déroulée de 2005 à 2007 comme un troisième jalon.

 

En savoir plus : Bull Epidemiol Hebd 2008;49-50.

 

 

MONA LISA (35 à 74 ans)  

          

  Dans MONA LISA les hommes sont plus souvent hypertendus que les femmes. La prévalence globale de l’HTA est de 53 % chez les hommes et de 40 % chez les femmes. Cette différence hommes – femmes s’observe à tous âges, mais l’écart se réduit au fil des ans. La prévalence augmente régulièrement avec l’âge (+15 à 20 % par décennie) passant ainsi de 24% chez les hommes les plus jeunes (35-44 ans) à 80 % dans la classe d’âge la plus élevée (65-74 ans). Chez les femmes, la proportion varie de 9 % à 71 % des plus jeunes aux plus âgées. Une augmentation des chiffres moyens de pression artérielle systolique et diastolique a également été observée.

 

  Par ailleurs, 57 % des hommes et 67 % des femmes connaissent leur hypertension et plus de 80 % des sujets hypertendus sont traités (81% des hommes et 86% des femmes). Actuellement, tous âges confondus, 23 % des hommes et 36 % des femmes sont contrôlés par le traitement, c’est-à-dire qu’ils atteignent les objectifs thérapeutiques fixés par les recommandations (140/90 mmHg). Dans les deux enquêtes, Strasbourg compte plus d’hommes hypertendus (60%) que Lille (53%) et Toulouse (46 %). De même les femmes hypertendues sont bien plus nombreuses à Lille et à Strasbourg (45 %) qu’à Toulouse (30 %).

 

De MONICA à MONA LISA (35 à 74 ans)

          

  La prévalence de l’HTA est en légère diminution. Dans MONA LISA, on observe 45 % d’hommes et 30 % des femmes hypertendues. A l’époque de MONICA, soit en 1995, les chiffres étaient un peu supérieurs, avec 48 % d’hommes et 38 % de femmes hypertendus. Cette diminution de la prévalence de l’HTA entre les deux enquêtes n’est cependant pas majeure, surtout chez les hommes. La proportion de sujets traités n’a que très peu changé de 1995 à 2005. En revanche, le contrôle de l’hypertension s’est amélioré, passant de 18 % à 26 % d’hommes contrôlés et de 30 % à 44 % de femmes actuellement contrôlées. Malgré cette amélioration, des progrès restent à faire. Aujourd’hui encore, 2 femmes sur 3 et 3 hommes sur 4 traités pour hypertension artérielle n’atteignent pas les valeurs cibles de 140/90 mmHg.

 

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